Manger librement

Beaucoup d’entre nous se demandent ce qu’est l’alimentation intuitive, c’est le fait de s’alimenter sans compter combien de calories nous avalons, seulement en se fiant à nos sensations alimentaires. Je vais vous expliquer comment cela fonctionne.

Je me suis énormément inspirée du fabuleux livre de FLORENCE PUJOL « JE MANGE ET JE SUIS BIEN – votre nouveau comportement alimentaire  »

« Aujourd’hui le stress est partout, jusque dans l’assiette ! La culpabilité nous enferme dans une spirale infernale. On a peur de bien ou de mal manger, et même de manger tout court ! C’est la loi du « tout ou rien », du « foutu pour foutu, je me lâche » et du « tout, tout de suite » (…) »

Pour commencer, nous allons voir POURQUOI MANGEONS NOUS ?

  • Le corps a besoin de nutriments qu’il ne peut pas synthétiser lui même et dont il a besoin pour fonctionner (glucides, lipides, protéine, minéraux, vitamines et oligoéléments)
  • Le corps réclame : il a FAIM. Votre corps est comme un réservoir d’essence. Il a besoin d’essence (= nutriments) pour avancer. Lorsque son réservoir est vide, un voyant s’allume (= la faim)
  • Car manger est SIGNIFICATIF. Ils ont différentes fonctions qui sont à la fois source d’énergie, de plaisir et de lien social. Les aliments ont plusieurs significations comme les aliments récompenses, réconforts, symboliques ou déclencheurs.

Manger ses émotions

Une émotion est le passage d’un état psychique à un autre.

Certains aliments entretiennent des rapports étroits avec nos émotions.
Chaque aliment provoque ainsi une émotion ou un sentiment propre à un mode de pensée : le chocolat peut faire peur et la salade peut rassurer.
Ainsi, on dessine sa propre cartographie alimentaire, à base d’aliment « extra », « entorse au régime », « aliment écart », et « perte de contrôle ».. Et ainsi on s’expose à des aliments « interdits » et des aliments « doudous ».

Alors qu’en soit, nous allons le découvrir un peu plus bas :

AUCUN ALIMENT NE FAIT GROSSIR, COMME AUCUN ALIMENT NE FAIT MAIGRIR.

Il n’y a pas de notion d’aliment « autorisé » ou d’aliment « interdit ».

« MANGER POUR RAVALER SES ÉMOTIONS »

 » Quand on a tellement mal qu’il devient difficile de dire, de vivre et de ressentir, une seule idée surgit : stopper la douleur. Alors au lieu d’oser verbaliser les choses, on essaie de jouer « la femme forte » ou « l’homme fort » pour se forger une belle carapace et éviter de ressentir ses émotions et on ingère des aliments RÉCONFORTANTS comme un remède. »

Florence PUJOL – JE MANGE ET JE SUIS BIEN

Et ainsi nous « grignotons » ce qui peut agir et être interprété par nous même comme un manque d’estime de soi, la tête exprime le besoin de s’oublier au travers de la nourriture.


LA LIBERTÉ ALIMENTAIRE : MYTHE OU RÉALITÉ

Nous avons tous cet ami qui mange sans jamais prendre un gramme. Alors que nous, nous prenons du poids juste à regarder un aliment que l’on considère « mauvais ».

Et pour cause? Nos sensations alimentaires.
Le libre mangeur écoute son corps, ne culpabilise pas et ne se pose pas de questions lorsque son corps réclame un morceau de chocolat. Il le mange sans culpabilité car il n’a pas d’aliments « interdits ». Il écoute son corps, ses besoins et les signaux qu’il lui envoie.

Le simple fait de s’interdire un aliment amène à ne pas répondre aux besoins de son corps et de ne pas écouter ses sensations alimentaires. Et cela est responsable du « je prends du poids juste à regarder une tablette de chocolat ».
Ainsi nous n’arrivons pas à manger un carré de chocolat sans culpabiliser et nous appliquons la règle du « foutu pour foutu » en s’enfilant la tablette complète.

QU’EST CE QU’UN COMPORTEMENT ALIMENTAIRE?

Un comportement alimentaire est conditionné par 3 besoins :

  • Les besoins du corps : besoin en nutriments pour fournir de l’énergie nécessaire à la croissance, au maintien des fonctions du corps, à la régulation de celui-ci et de ses métabolismes…
  • Les besoins de la tête : plaisir affectif, sensoriel, émotionnel… besoin de se réconforter, se récompenser…
  • Les besoins d’être : symbolique, psychologique, culturel, social et relationnel…

Ce comportement résulte du bien être ou du mal être d’un individu. Il reflète nos émotions, notre façon de voir, notre relation à soi.

Notre comportement alimentaire nait en 2 étapes :

  • La première : la dépendance. Le nourrisson mange car il a faim. Il réclame à manger car son corps le demande.
  • La deuxième : l’autonomie. Le nourrisson mémorise les aliments qui lui plaisent, qui lui apportent un plaisir sensoriel et il sera capable de choisir ce qu’il désire manger en « pointant un placard du doigt » par exemple. Le « non » apparait alors.

Comment dérègle t-on un comportement alimentaire?

Au travers de facteurs externes et internes.

Les facteurs externes :
– Socio-culturels et familiaux
: au travers des nombres de repas « conventionnels », des collations pris en dehors des repas que l’on surnomme de « grignotage », de repas de famille où l’on doit finir nos assiettes et gouter à tout…
Psycho-affectifs : stress, aliments doudous et réconfortants, préjugés alimentaires, peur..

Les signaux internes sont souvent influencés par les facteurs externes…
sensoriels : faim, plaisir, sensations alimentaires
digestifs : hormones, distension gastrique…

Il est important de prendre son temps pour laisser ses signaux de faim apparaître.

POUR ÉCOUTER SES SENSATIONS :

AVANT le repas > nous avons une sensation de faim et d’éveil d’envie alimentaire
PENDANT > sensation de plaisir
APRÈS > Message de rassasiement « STOP » et de satiété, sans arriver dans le « trop plein » et faire déborder ce fameux réservoir d’essence

La faim se définit comme un état physiologique anxiogène.
Il ne faut pas avoir peur d’avoir faim, c’est une sensation naturelle. un signal d’alerte.
Ne pas répondre à ce sentiment de faim oblige le corps à se mettre en mode « stockage », car il aura peur de manquer sans que vous répondiez à ses besoins.

PARTIR À LA RECHERCHE DE SES SENSATIONS ALIMENTAIRES

Il faut :

  • se poser les bonnes questions
  • écouter ses sensations alimentaires
  • tenir un carnet alimentaire si cela peut vous aider à vous y retrouver et à retracer vos consommations, à comprendre pourquoi vous avez mangé tel aliment à tel moment…
  • ne pas avoir peur des difficultés et ne pas baisser les bras à la moindre « rechute »
  • se confronter à ses peurs : 100kcal de chocolat VS 100kcal de brocolis équivaut à exactement la MÊME chose au niveau de l’apport calorique = 100kcal de chocolat ne vous fera pas plus grossir que 100kcal de brocolis. FAITES LE TEST
  • provoquer votre faim !!! La faim n’est pas toujours facile à reconnaître, surtout lorsque l’on débute dans l’écoute de soi et de ses sensations alimentaires.
  • ne pas baisser les bras. Si cela fait longtemps que vous n’écoutez plus votre corps, il se peut que cela prenne du temps d’apprendre à ré-écouter celui ci. PAS DE PANIQUE, patience.
  • ne plus avoir peur de ressentir la faim. Ayez toujours une collation sur vous, au cas où !

Après avoir lu tout ça, je vous conseille vivement le livre de Florence PUJOL. Et je vous invite à vous diriger vers un suivi diététique pour vous aider dans votre nouveau comportement alimentaire 😉

– CROYEZ EN VOUS ! –

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